La fin de la IIIᵉ République
EAN13
9782070451845
ISBN
978-2-07-045184-5
Éditeur
Folio
Date de publication
Collection
Folio histoire (208)
Nombre de pages
480
Dimensions
1 x 17 x 2 cm
Poids
247 g
Langue
français
Langue d'origine
français
Code dewey
944.0816
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La fin de la IIIᵉ République

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En mai 1968 paraît La Fin de la IIIᵉ République d'Emmanuel Berl. Témoin privilégié des semaines qui vont de l'attaque allemande du 10 mai 1940 à l'avènement du régime de Vichy, Berl met son talent d'écrivain au service de ses exceptionnelles connaissances du monde politique pour restituer ces moments qui virent le désastre militaire de la France et la disparition de la République. Partisan des accords de Munich, hostile à la déclaration de guerre en 1939, Berl est appelé dans l'entourage du maréchal Pétain devenu chef du gouvernement. Il quittera Vichy dès le 25 juillet, mais aura eu le temps d'écrire deux des discours prononcés par Pétain entre la demande d'armistice à l'Allemagne et la fin de la IIIᵉ République, le 10 juillet 1940. Qui ne connaît ces formules qui firent les beaux jours de la propagande vichyssoise, avant de figurer dans tous les livres d'histoire : «Je hais les mensonges qui vous ont fait tant de mal» et «La terre, elle, ne ment pas» ? Réédité dans la collection «Témoins», l'ouvrage de Berl est accompagné d'un dossier destiné à le replacer dans le cours de son œuvre comme dans son contexte, et à montrer comment il fut accueilli en 1968, époque de réflexion politique bouillonnante, où l'historiographie de Vichy n'était pas encore nourrie d'archives. «Chez Berl, ce n'est pas l'intelligence seule qui parle, c'est aussi le sentiment, celui d'un homme qui ne connaît pas la haine», écrit dans sa préface Bernard de Fallois, qui fut l'ami de Berl, avant d'être l'éditeur de ses Essais.
Historien, journaliste, essayiste, ami de Proust, de Malraux, de Drieu la Rochelle, Emmanuel Berl (1892-1976), partisan des accords de Munich et hostile à la déclaration de guerre en 1939, est appelé dans l'entourage du maréchal Pétain devenu chef du gouvernement. Avec cet ouvrage paru en 1968, il se refusa à faire œuvre d'historien, faute de la distance nécessaire ; il se voulut plus simplement mémorialiste de ce qu'il avait «vu, senti, pensé». Il en résulte un ouvrage irremplaçable : de fait, Berl connaît de longue date tous les protagonistes du drame qui se joue ; il est l'ami de plusieurs d'entre eux et, directeur de Marianne, il a discuté leurs décisions au fil des crises qui se succédaient ; il connaît les entourages. On fait souvent appel à lui, pour écrire un projet de discours de Reynaud ou bien encore deux des discours prononcés par Pétain entre la demande d'armistice à l'Allemagne et la fin de la IIIᵉ République, le 10 juillet 1940. Qui ne connaît ces formules qui firent les beaux jours de la propagande vichyssoise : «Je hais les mensonges qui vous ont fait tant de mal» et «La terre, elle, ne ment pas» ? Berl quittera Vichy dès le 25 juillet, pour se cacher en Corrèze, du fait de son judaïsme, qu'il n'avait «jamais eu le propos de renier», sa «fidélité à l'alliance anglaise», sa certitude que la Révolution nationale était «une inquiétante et grotesque bouffonnerie», enfin sa «conviction, jamais ébranlée, que l'Allemagne hitlérienne serait battue».
Nouvelle édition en 2007
Historien, journaliste, romancier et essayiste, Emmanuel Berl (1892-1976) fut l'ami de Proust, d'Aragon et de Drieu la Rochelle, et le fondateur de l'hebdomadaire Marianne. L'Académie française lui décerna en 1967 le Grand Prix de littérature.
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