Il était une ville

Il était une ville

Thomas B. Reverdy

Flammarion

  • par (Libraire)
    29 octobre 2015

    Détroit, septembre 2008. La ville est abandonnée par la moitié de ses habitants, la crise y est particulièrement dure. Eugène, jeune français, arrive à Détroit et découvre une ville fantôme. Ceux qui sont restés sont les plus pauvres, parmi eux Charlie et sa grand-mère Georgia, Candice et l'inspecteur Brown.
    Comment vivre dans une ville abandonnée où les plus forts font la loi, peut-on y construire un avenir ?
    Magnifiquement écrit, ce roman nous emporte au-delà de l'imaginable.
    Valérie


  • par (Libraire)
    3 octobre 2015

    Une plongée très réaliste (parfois assez dûrement) dans une société américaine en pleine crise. La faillite de la ville de Détroit relatée par le biais de quelques personnages laissés "sur le carreau". Ceux qui peuvent fuient la cité et les autres tentent de survivre comme ils peuvent. Et c'est très bien écrit.


  • 27 septembre 2015

    Epatant !

    Détroit 2008.
    A détroit en 2008 dans un contexte où la déliquescence progresse et autour de ça la population qui continue de vivre dans l'espoir d'un monde nouveau ... vraiment épatant !

    Anaïs


  • par (Libraire)
    22 septembre 2015

    Vous allez en redemander!

    2008, Détroit, après avoir été le centre de l'industrie américaine automobile, n'est plus que ruine après la crise des subprimes. La ville se vide de ses habitants mais également de ses enfants. Mais où vont donc tous ses jeunes qui fuguent par centaine? L'inspecteur Brown enquête sur ces disparitions tandis qu'Eugène, ingénieur français parachuté par son entreprise pour un projet industriel, découvre le désastre. Il y a aussi Candice, serveuse dans un bar, qui veut oublier son passé. Et Charlie qui suit ses copains dans leur fugue. Un roman addictif.

    Marie Nawrot


  • par (Libraire)
    19 septembre 2015

    Une ville ravagée sur un plan économique... Détroit. Face à cela, que reste-t'il ? L'humain. Comme souvent, Thomas Reverdy use de son style plein de délicatesse et mélancolie pour évoquer des individus en proie aux difficultés.
    L'on voit à travers ces pages qu'il les aime ses personnages... et c'est l'essentiel.
    Beau roman.


  • par (Libraire)
    17 septembre 2015

    Motor City, septembre 2008

    Septembre 2008, Eugène, ingénieur un peu en disgrâce, est chargé par l’Entreprise de piloter un projet industriel d’envergure.
    La ville de Detroit est choisie par la Direction pour mener cette mission à bien.
    Eugène sait bien que la Motor City a déjà bien souffert depuis les années 70 mais ne s’attend pas à découvrir un tel chaos urbain et social. La découverte de la ville et de ses habitants, modifieront profondément sa vision du monde.

    Lu par Thierry


  • par (Libraire)
    14 septembre 2015

    La chute d'une ville

    Une ville, la ville. La ville la plus dangereuse des Etats-Unis. Thomas B. Reverdy a fait de Detroit le personnage principal de son nouveau roman.
    Cette cité terrible, dure, brutale, abandonnée par une grande partie de sa population, laisse peu de chance, aux derniers habitants qui lui restent, de vivre normalement.
    Le chômage, les bandes organisées, les trafics, des quartiers entiers qui tombent en ruine sont devenus la règle. L'industrie automobile qui était la base économique de Detroit s'est effondrée avec la crise des années 2000, rien n'est plus comme avant. Pourtant, des individus tentent de rester et de survivre.

    C'est dans ce contexte qu'Eugène, un ingénieur français, s'installe dans la ville fantomatique, pour y mener à bien un projet automobile, mais peu à peu les moyens financiers s'épuisent, sa direction le laisse sans nouvelles. Charlie, lui, un gentil garçon élevé par sa grand-mère, disparaît, comme beaucoup d'autres enfants, c'est l'inspecteur Brown qui est chargé de l'enquête, il veut les retrouver, il veut comprendre où sont passés ces jeunes. Ils peuvent être n'importe où et il peut leur arriver n'importe quoi, dans cette zone de non-droit.
    J'ai beaucoup aimé ce roman, qui décrit la chute vertigineuse d'une ville, symbole de l'industrialisation, qui finira par être déclarée en situation de faillite économique, et qui deviendra le symbole du déclin.


  • par (Libraire)
    11 septembre 2015

    Eblouissant!

    Détroit 2008.
    Une ville en déliquescence dans laquelle des gens continuent de vivre, travailler, espérer, aimer...éblouissant!

    Dewi.


  • 7 septembre 2015

    La ville fantôme

    Sept ans plus tôt. Alors que le reste du monde continue à faire l’autruche, refusant de croire à la crise annoncée, Détroit sombre peu à peu. La ville mythique des Etats-Unis est en train de faire faillite. Et c’est dans un quartier déjà presque fantôme qu’Eugène, un ingénieur, débarque pour superviser un projet automobile nommé « L’Intégral ». Logé dans une tour au pied de ce qu’ils appellent tous là-bas, « la Zone », il tente, en vain, de faire correctement son travail…car son chef ne lui répond plus depuis longtemps. Alors, pour ne pas sombrer complètement, il se rend tous les soirs au Dive In, un bar qui désemplit peu à peu et que tient Candice, une jeune fille au rire brillant et aux lèvres rouges. C’est dans cette ville aussi que vit Charlie, un jeune adolescent, qui choisit de fuir, un matin. Il laisse derrière lui sa maison et sa grand-mère pour soutenir son meilleur ami, Bill, battu par sa mère. Mais sa fuite n’est pas solitaire : à Détroit, ce sont des dizaines, des centaines d’enfants qui disparaissent chaque jour. Mais pour aller où ? C’est l’obsédante question que se pose le lieutenant Brown, en charge des dossiers. Ici, d’ailleurs, la police en sous effectifs, ne cherche même plus à arrêter les dealers. Elle patrouille pour rien. L’essence devient trop chère, les voitures sont bonnes pour la casse.

    Lire la suite de la critique sur le site o n l a l u


  • par (Libraire)
    5 septembre 2015

    Une ville, Detroit, en totale perdition.Des maisons abandonnées, des emplois qui suscitent inquiétude ou tristesse. Et tous ces enfants qui disparaissent et dont seul Brown se préoccupe... Un tableau bien noir !
    Grâce au talent de l'auteur, c'est pourtant avec une immense curiosité que nous suivons la lutte d'Eugène le cadre délocalisé là (pourquoi?), de Charlie cet enfant si attachant, de Candice, de Georgia...
    Avec aussi cette lueur, cet espoir fou au bout du récit...


  • par (Libraire)
    5 septembre 2015

    Tandis que la ville se vide et que la neige tombe...

    Détroit, 2008.
    1ère ville fantôme moderne des Etats-Unis.

    L'auteur dresse avec une grande sensibilité les portraits de ceux qui sont restés, subissant les conséquences de la "Catastrophe", et de ces enfants disparus inexplicablement, dans l'indifférence générale.

    Critique de la mondialisation, enquête, histoires d"amour et d'espoir, "Il était une ville" est un roman ancré dans la réalité sans oublier d'être poétique.


  • par (Libraire)
    27 août 2015

    Saisissant !

    Voilà un excellent roman à l'atmosphère forte et prenante dans un Détroit devenue ville fantôme après sa mise en faillite. Sobre et subtil à la fois, "Il était une ville" est un texte puissant et tout en justesse de par son histoire mais aussi et surtout par sa plume poétique. Une ambiance unique où Springsteen n’est jamais bien loin. Saisissant !


  • par (Libraire)
    24 août 2015

    Dans la ville abandonnée

    Ville abandonnée, ville désertée, livrée à elle-même, à une végétation obscure qui reprend ses droits. Detroit. La résistance est tenace mais ténue. La ville est en pleine désillusion, mais les multinationales persistent dans leurs illusions dérisoires, outrancières, infatigables. Eugène, jeune ingénieur, dans toute son ingénuité est dans la ville, devant s'acquitter d'une mission impossible. Il ne le sait pas encore. S'astreint, besogneux, avec professionnalisme, avec une pointe de désarroi à la construction, l'élévation d'un nouveau chantier. L'éphémère côtoie bientôt le sordide et l'absurde. Charlie de son coté, jeune adolescent fragile et rêveur tente de s'émanciper sur un nouveau terrain de jeu. Le danger guette, pour l'un comme pour l'autre, à leur insu. Detroit en faillite est devenu ce nouveau terrain de jeu où la pègre locale et des multinationales tout aussi douteuses se réapproprient désespérément une immensité désindustrialisée, désespérant d'atteindre le gain à bout de bras.


  • par (Libraire)
    19 août 2015

    que le dernier qui quitte la ville éteigne la lumière...

    Eugene a été parachuté là afin de mener un projet automobile pour le compte d'une multinationale.
    L'inspecteur Brown fait de son mieux pour retrouver des dizaines d'enfants mystérieusement disparus.
    Charlie est un bon gamin qui vit avec sa grand-mère, mais qui a de mauvaises fréquentations.
    Candice travaille dans un bar et en a trop vu.
    Gloria, la grand-mère de Charlie, se donne un mal fou pour ne pas abandonner son petit-fils à la rue.

    Tous vivent à Détroit en 2008, ville en plein naufrage économique, poilitique, sociétal... où les animaux sauvages refont leur apparition, où les maisons abandonnées s'écroulent les unes après les autres, et où des centaines d'enfants peuvent disparaître dans l'indifférence générale.

    Thomas Reverdy nous livre une fiction glaçante de réalisme, décorticant avec nous les mécanismes d'une agonie collective.
    D'une écriture sensible et intelligente, il nous emmène dans les méandres du rêve américain englouti.


  • par (Libraire)
    23 juillet 2015

    Elégie pour Détroit

    Détroit. 2008. La crise démolit la ville. Méthodiquement, quartier après quartier, institution après institution. Les delaers recrutent le personnel que les usines n'embauchent plus. Les maisons sont abandonnées, les magasins ferment et des gamins disparaissent. Et c'est ici, dans la capitale mondiale de l'automobile qu'Eugene est envoyé pour conduire un projet qui ne verra jamais le jour. Mais il faut bien sauver les apparences... C'est ce que tente de faire aussi l'inspecteur Brown, surnageant au milieu de ces dizaines de disparitions de gamins dont tout le monde se fout. Charlie est l'un d'entre eux. Ils jouent aux indiens dans une école désaffectée avec son pote Bill, hilare: "C'est Detroit, mon pote. Un putain de terrain vague.Un putain de terrain de jeux."

    Comme dans ces précédents romans, Thomas B. Reverdy entremêle la vie de ses personnages, qui se croisent sans se voir, sans se connaitre, laissant à la ville le soin de conduire le récit. La figure du flic revient, comme dans L'envers du monde et Les évaporés, symbole de cette quête de sens. Comment en est-on arrivé là, s’interroge-t-il ? Une fois encore, Reverdy fait mouche. Son écriture ciselée et sensible nous plonge dans cette ville mourante, nous donnant "l'occasion troublante, normalement impensable, de contempler les ruines de notre propre civilisation". C'est brillant, fin. Le portrait de ce Détroit à l'agonie est de ceux qui resteront. Il n'y a jamais de grands drames avec Reverdy. Mais c'est beau, authentique si l'on peut dire, ses personnages le sont. C'est la vie. En mieux.