L’intérêt de l’enfant

L’intérêt de l’enfant

Ian McEwan

Gallimard

  • 3 décembre 2015

    couple, justice

    Voilà un roman bouleversant sur la relation d’un adolescent en quête avec une juge qui lui a redonné le goût de vivre.

    L’aspect difficultés d’un couple de soixantenaire m’a moins parlé.

    Je trouve tout de même l’écriture de McEwan un peu laborieuse et peu fluide. Heureusement, ses histoires londoniennes sont passionnantes.

    Un roman qui, comme son titre l’indique, pose la question de l’intérêt de l’enfant.

    L’image que je retiendrai :

    Celle de Fiona chantant avec Adam l’accompagnant au violon dans sa chambre d’hôpital.

    http://alexmotamots.wordpress.com/2015/11/22/linteret-de-lenfant-ian-mcewan


  • par (Libraire)
    20 novembre 2015

    Un roman d'une grande humanité

    Fiona est juge aux affaires matrimoniales à Londres. Mariée depuis de nombreuses années à Jack, sans enfant, elle est passionnée par son métier auquel elle consacre l’essentiel de son temps. Son mari souffre de son engagement professionnel et une grave crise survient au sein de leur couple, lorsque Fiona est appelée à se prononcer sur une affaire difficile.

    Un jeune leucémique de 17 ans et sa famille, Témoins de Jehova, refusent les transfusions sanguines qui pourraient le sauver. L’hôpital saisit le tribunal pour obtenir le droit de procéder au traitement contre son gré.
    Au-delà des arguments juridiques, elle décide de rencontrer le jeune Adam. La décision n’en sera que plus difficile…
    Une lecture magnifique servie par le style très limpide de Ian McEwan


  • par (Libraire)
    16 novembre 2015

    Jack a 17 ans et est atteint d'une leucémie. Il pourrait guérir s'il acceptait une transfusion sanguine, mais ses parents refusent car c'est contraire à leur croyance religieuse.
    Fiona, brillante avocate, en pleine crise conjugale, doit décider si cette transfusion doit être faite ou pas. Contrairement à ses principes, elle se rend à l'hôpital, au chevet du jeune garçon et découvre quelqu'un de lucide sur les risques qu'il prend en refusant la transfusion. Il est aussi un poète qui écrit avec beaucoup de sensibilité et d'émotion.
    Fiona doit juger une situation qui va remettre beaucoup de choses en question, pour elle aussi...
    Muriel (Librairie Hisler Bd Bis)


  • 15 novembre 2015

    Ménage à trois !

    Se plonger dans un roman de Ian McEwan, c’est l’assurance de ne pas être déçu, de ne pas relire toujours le même livre, de changer d’univers à chaque fois. L’histoire débute par la scène de ménage d’un couple bourgois et cultivé, amateur de littérature et d’opéra, de bons vins et de mets raffinés. Jack, 59 ans, annonce à sa femme Fiona, qu’il est temps pour lui de « brûler ses dernières cartouches ». Cartouches qui ont 28 ans et portent le prénom de Melanie ! Mais ce n’est pas tout : il aimerait bien que son épouse se montre compréhensive et accepte de faire ménage à trois. Fiona, juge spécialisée dans les affaires familiales, a l’habitude de trancher dans le vif : il n’en est pas question.

    Lire la suite de la critique sur le site o n l a l u


  • par (Libraire)
    10 novembre 2015

    Ce roman évoque la rencontre d'une femme, juge pour enfants et d'un adolescent, témoin de Jehovah. Celle-ci doit prendre une décision difficile alors qu'elle traverse de grandes difficultés dans sa vie privée.
    Avec une écriture maitrisée, Ian McEwan nous plonge comme à son habitude dans les tréfonds de l'âme humaine ...


  • par (Libraire)
    4 novembre 2015

    Une femme juge aux affaires matrimoniales à l’approche de la soixantaine traverse une grave crise de couple et doit se prononcer sur l’autorisation ou non de transfuser un presque adulte de 17 ans et demi, témoin de Jéhovah, atteint de leucémie.
    Les difficultés de sa vie maritale se mélangent avec le jugement qu’elle doit rendre.
    Ou est vraiment l’intérêt de l’enfant ?


  • par (Libraire)
    4 novembre 2015

    A travers une question éthique et juridique épineuse, Ian McEwan nous tient en haleine le temps d'une soirée, aux côtés de Fiona Maye, juge respectée dont la vie va changer après sa rencontre avec un jeune homme atteint de leucémie. Sa religion interdit la transfusion sanguine. Il se dit prêt à mourir pour ses convictions mais c'est à elle de décider s'il l'hôpital doit le transfuser de force.
    Un roman concis, alternant des scènes d'une grande intensité et des moments de légèreté où l'on s'imprègne de la musicalité du texte et des poèmes cités.
    C'est beau, juste et terrible. Un grand moment de lecture.


  • par (Libraire)
    2 novembre 2015

    Quelques mois dans la vie d'une juge aux affaires familiales, à l'orée de la soixantaine. Fiona Maye va se retrouver face à un double problème, au moment où son mari lui demande de but en blanc l'autorisation d'aller voir ailleurs, elle se voit confronter au cas d' Adam Henry, bientôt 18 ans, atteint de leucémie - fils de témoins de Jéhovah, refusant au nom de sa foi, la transfusion qui lui sauverait la vie...
    Où se trouve l'intérêt de l'enfant? Faut-il respecter son choix?
    Un roman passionnant écrit dans un style limpide sur la critique de la religion, de la famille et de la morale.


  • par (Libraire)
    31 octobre 2015

    L'intérêt de l'enfant

    Fiona âgée de 59 ans délaisse sa vie personnelle et son mari Jack pour son travail. Brillante magistrate aux affaires familiales, elle doit trancher sur un cas difficile et urgent : témoin de Jéhovah ,Adam Henry presque dix-huit ans et atteint de leucémie refuse la transfusion qui lui sauverait la vie. Elle décide de le rencontrer à l' hôpital avant de rendre son jugement. Une rencontre qui va bouleverser la vie de Fiona et d' Adam.....


  • par (Libraire)
    29 octobre 2015

    Juge aux affaires familiales, Fiona Maye se trouve confrontée à des situations compliquées qui nécessitent toute sa compétence. Une affaire plus difficile que les autres où la vie d'un jeune homme est en jeu, va faire basculer ses certitudes; l'intérêt de l'enfant est primordial mais peut-elle se retrancher derrière un jugement définitif ? La soixantaine approchant,Fiona voit son univers se distendre, son mari s'éloigner. Peut-être s'est-elle trop préservée en se cachant derrière son statut de magistrate?
    McEwan nous invite à nous interroger sur la complexité du choix; donnons-nous la priorité au droit ou à l'humanité ? Quelles décisions aurions-nous prises, confrontés à des dossiers renfermant des victimes, des bourreaux ou simplement des êtres humains persuadés de leur bonne foi.


  • par (Libraire)
    24 octobre 2015

    Remarquable!

    Un livre qui pose brillamment la question du choix.
    Le choix de vivre, de mourir, de croire, d'aimer, de pardonner...


  • par (Libraire)
    20 octobre 2015

    L' intérêt de l'enfant...

    Justice nulle part ? Non , puisqu'on la trouve au coeur même du dernier roman de Ian Mc Ewan. De fait , l'héroïne de ce livre est une magistrate affectée aux affaires familiales dont le métier est un véritable sacerdoce, le moteur quasi exclusif de sa vie sociale.
    Parangon d'intégrité , de maîtrise de soi , la juge Fiona Maye est néanmoins souvent attachée à de routinières affaires de divorce, pour certaines urticantes de mesquinerie et de petitesse.
    Mais parfois le tragique s'invite dans son art. Un adolescent atteint de leucémie voit sa vie mise en danger par ses parents - témoins de Jéhovah - qui refusent toute transfusion sanguine.Les médecins , les autorités administratives s'abandonnent au jugement de la magistrate.
    Là , on retrouve le grand talent de Ian McEwan. Avec simplicité, limpidité , il éclaire les écheveaux procéduriers , les amphigouris du droit anglais, les subtilités casuistiques de la conscience et de la morale. Ce roman décrit aussi, dans une atmosphère pluvieuse et froide, une vie traversée de sentiments refoulés, de sens du devoir, d'orgueil de soi, de pragmatisme revendiqué. Ajoutez à cela de la dissimulation et de la mélancolie. Passionnément anglais donc.


  • 2 octobre 2015

    A presque soixante ans, Fiona Maye est une magistrate brillante, une juge aux affaires familiale admirée et respectée par ses confrères. Elle a consacré beaucoup de temps et d'énergie à sa carrière pour être nommée à ce poste. Mariée à Jack, elle avait sans cesse décalé par le passé la période pour avoir un enfant car elle s'est toujours sentie mariée également au droit et à la justice. Les années ont passé et le temps de devenir mère est devenu impossible. Son mariage bat de l'aile mais Fiona s'investit toujours autant dans son travail avec une seule idée à l'esprit : l'intérêt de l'enfant. "L'intérêt de l'enfant ne se mesure pas en termes purement financiers, et ne se résume pas au confort matériel. Elle l'envisagerait donc d'un point de vue le plus large possible. L'intérêt de l'enfant, son bonheur, son bien-être devaient se conformer aux concepts philosophie de la vie bonne. Elle énumérait quelques ingrédients pertinents, quelques buts vers lesquels l'enfant pouvait tendre en grandissant. L'indépendance intellectuelle et financière, intégrité, la compassion et l'altruisme, un travail gratifiant par le degré d'implications requis, un vaste réseau d'amitiés, L'obtention de l'estime d'autrui, les efforts pour donner un sens à son existence, et la présence au centre de celle-ci d'une relation significative, ou d'un petit nombre d'entre elles, reposant avant tout sur l'amour." Il y a des affaires simples mais également des cas plus complexes qui l'ont marquée comme celle de parents catholiques qui refusaient au nom de leur religion l'opération de leurs bébés siamois destinés à mourir tous les deux sans intervention médicale. Après avoir posé et quantifié dans la balance tous les facteurs, Fiona a jugé que l'opération était nécessaire afin que l'un des deux bébés puisse vivre.
    Une nouvelle affaire lui est soumise en urgence par des médecins d'un hôpital. Adam Henry, un adolescent de dix-sept ans et neuf mois, atteint de leucémie risque de mourir. Comme ses parents, il est témoin de Jévovah et ne peut accepter à cause de des croyances une transfusion sanguine qui avec le traitement médical associé lui sauverait la vie. ("la liberté de choisir un traitement médical est un droit fondamental pour tout adulte"). Fiona décide de se rendre à l'hôpital et de rencontrer Adam avant de rendre son verdict. Brillant élève, intelligent, sensible et poète, Adam se montre déterminé dans son choix " Je suis un individu à part entière. Une personne distincte de mes parents. Quelle que soit leur opinion, je décide par moi-même." Fiona va prendre une décision pour l'intérêt d'Adam, une décision qui concerne son futur immédiat "j'ai jugé que la vie de A. était plus précieuse que sa dignité."
    L'histoire pourrait s'arrêter là mais il n'en est rien. Car la vie d'Adam et de Fiona vont être bouleversées, la décision rendue par Fiona va avoir des conséquences pour elle et pour lui qu'elle était loin de s'imaginer.
    Ian McEwan nous dresse le portrait d'une femme qui semble forte mais rendue sensible sous sa carapace de juge par des affaires qui l'ont remuée, qui n'ont pas voulu s'échapper de son esprit. Les dernières pages sont tout simplement terribles (je n'en dirai pas plus) et mes yeux ont hébergé des poissons d'eau.

    Un roman mené brillamment qui nous interroge sur cette notion de l'intérêt de l'enfant par la justice avec les contextes familiaux, religieux, culturels. Un roman qui m'a plus que touchée , que j'ai lu en apnée totale avec une grosse boule d'émotions à travers la gorge ! Et juste cette dernière citation qui en dit long : "L'intérêt d'un enfant, son bien-être, tenait au lien social. Aucun adolescent est une île. Elle croyait que ses responsabilités s'arrêtaient aux murs de la salle d'audience. Mais comment auraient-elles pu s'arrêter là ?"