L'Âge de la lumière

L'Âge de la lumière

Whitney Scharer

L'Observatoire

  • 12 octobre 2019

    Conseillé par Frédérique

    Lorsque Lee Miller rencontre Man Ray, elle a été mannequin vedette aux États-Unis, célébrée pour son incroyable beauté et a déjà vécu une vie de jeune femme libre et frivole.
    Mais à Paris, où elle désire devenir indépendante et libre, elle est seule, et désargentée.
    Féministe avant l'heure, elle veut devenir photographe et devient l'assistante de Man Ray avant de devenir sa muse et sa maîtresse en échange de son apprentissage.
    Mais Man Ray est terriblement jaloux, de son talent et de sa liberté et malgré la passion qui les lie dans ce Paris du surréalisme, leur relation tourne vite à l'orage...
    C'est le récit de leur amour entremêlé de moments de la vie de Lee après sa séparation d'avec Man Ray, que nous raconte ici Whitney Scharer. Le récit d'une femme traumatisée intérieurement par une enfance dévastée, en recherche constante de reconnaissance, prise dans les pièges de cette époque terriblement changeante, à l'incroyable beauté, piège et liberté tout à la fois, d'une intelligence aiguë et d'une volonté de vivre à toute épreuve.


  • 15 septembre 2019

    **" L'âge de la lumière " de Whitney Scharer**
    **est le coup de coeur de la librairie Saint Pierre à Senlis
    ****[dans le q u o i  l i r e ? #80](https://www.onlalu.com/2019/09/10/quoi-
    lire-80-coup-de-coeur-libraires-47762?overlay=SaintPierre)**

    Lire la suite de la critique sur le site o n l a l u


  • par (Libraire)
    3 septembre 2019

    Lee Miller ne connaissait rien à la photo lorsqu'elle fait la connaissance de Man Ray en arrivant à Paris au début des années 30. Mannequin de renommée, elle rêve de passer derrière l'objectif et convainc le maitre de devenir son élève. Ils tombent amoureux l'un de l'autre et leur histoire passionnelle les nourrit tout autant qu'elle les déchire. Lee est brillante, jeune et séduisante. Très vite son mentor ne lui suffit plus, elle rêve de voler de ses propres ailes.
    Biographie romanesque très réussie qui ressuscite l'ambiance festive de cette époque et l'effervescence de ce milieu artistique. Une parenthèse distrayante dans une rentrée littéraire bien sombre.


  • par (Libraire)
    27 août 2019

    Portrait d'une femme lumineuse

    On connait Man Ray, le photographe de génie et surréaliste. Mais qui connait Lee Miller, celle qui avec Kiki de Montparnasse, a partagé la vie du peintre et surtout son talent? Whitney Scharer dans son premier roman, redonne vie à cette femme injustement oubliée.

    Lee Miller, qui partagea la vie de Man Ray de 1929 à 1932, sujet de nombreuses photos de l’artiste américain, fut aussi une grande photographe, apprenant dans la chambre noire de l’artiste américain les principes techniques avant d’expérimenter elle même ses propres idées en labos et dans la rue, pour devenir finalement, pendant la seconde guerre mondiale, une photo-reportrice entrant notamment à Dachau peu de temps après la libération du camp.
    Mannequin new-yorkais, d’une beauté exceptionnelle, elle se lasse de n’être que sujet et veut devenir actrice de sa vie. De son père, omniprésent, écrasant, dont Whitney Scharer laisse transparaître par petites touches une relation ambiguë avec sa fille adorée et déifiée, elle a retenu le goût de la photo, de l’image. C’est à Paris que se fait en cette année 1929, la vie intellectuelle mondiale. Lee Miller débarque au Havre avec un vieux Graflex, dont elle ne sait se servir et qu’elle se fera voler rapidement. Munie de sa seule beauté, elle va bientôt rencontrer au hasard des cafés le monde qu’elle est venue chercher: celui des artistes, d’Eluard à Picasso en passant par Cocteau à Tzara. Et bien entendu Man Ray, épuisé d’une très longue relation avec Kiki de Montparnasse, qu’il a immortalisée notamment dans cette célèbre photo de la femme violoncelle. Whitney Scharer décrit alors, dans un milieu parisien débordant de créativité mais aussi de bassesse et de jeux de cour, le début de cette relation, relation d’artiste à assistante d’abord, puis d’artiste à modèle, puis d’artiste à élève, puis d’artiste à maitresse, et surtout d’artiste à artiste. A travers ce Paris où Breton fait la pluie et le beau temps, les femmes ont du mal à exister en dehors de leur beauté et de leur corps. Picasso les regarde, s’en sert, les utilise, les jette et parfois les détruit. Plus subtile est la relation de Man Ray avec Lee Miller et le récit démontre, à défaut de volonté de partager l’espace de la création, du moins l’absence apparent de désir d’appropriation du travail de l’autre. Exemplaire est ainsi l’épisode de la découverte involontaire du procédé de la solarisation qui sera l’originalité de la deuxième partie de l’oeuvre de Man Ray et dont la création revient probablement à Lee Scherer, oubliée très souvent dans l’Histoire.

    Le roman monte ainsi en puissance montrant en détail comment la volonté émancipatrice de la jeune femme soucieuse de créer son univers photographique se heurte à une absence totale de reconnaissance de Man Ray qui ne voit en son amante qu’une femme, qu’un corps mais jamais une artiste, une égale. Le style parfois maladroit, si il s’attarde un peu longuement sur le désamour progressif de Lee pour l’homme Ray, en maniant parfois des facilités littéraires, est plus efficace quand il devient le support d’un parti pris qu’il faut bien appeler féministe. Lee Miller ne fit pas que développer les films de Man Ray ou montrer un visage parfait souligné par les effets volontaires de la solarisation. Elle fut aussi une créatrice talentueuse et le mérite principal de l’ouvrage est de montrer cette ascension intérieure. Lee Miller n’est plus désormais seulement l’égérie de Man Ray. Elle est une femme artiste.
    En cela déjà ce livre est nécessaire.
    Eric


  • par (Libraire)
    27 août 2019

    Un éblouissement

    Lee Miller était belle, libre, talentueuse, passionnée et bien plus encore. Mannequin pour Vogue avant de passer à son tour de l’autre côté de l’objectif, elle fut l’une des premières femmes reporters de guerre.
    Son histoire d’amour avec Man Ray, à la fois fabuleuse et terrible est superbement restituée dans ce roman. Un destin extraordinaire, une vie vécue à 200%, une femme qui suscite respect et admiration…
    A travers le portrait de cette femme incroyable, c’est toute l’époque du Paris des surréalistes et de la seconde guerre mondiale que l’auteur fait revivre.
    Un roman dans la lignée de Mina Loy, éperdument de Mathieu Terence ou de Légende d’un dormeur éveillé de Gaëlle Nohant, des romans biographiques-pépites !


  • par (Libraire)
    23 août 2019

    "Derrière chaque grand homme il y a une femme", n'est-il pas ? Derrière Man Ray il y a eu Lee Miller. Qu'il a aimée, qui l'a aimé, qui a été sa muse et dont il s'est attribué le travail sans vergogne.
    Mais ce roman n'est pas un texte de revendication, c'est la biographie magnifique d'une artiste totale, d'une femme qui depuis toujours a su ce qu'elle voulait, et comment y parvenir.
    Magistral.


  • par (Libraire)
    22 août 2019

    Gros gros coup de cœur pour cette plongée dans le milieu des artistes parisiens de 1930.
    On y croise Dali, Cocteau, Kiki de Montparnasse...
    Toutes ces personnalités qui ont côtoyées Lee Miller, cette jeune américaine mannequin qui rêvait de devenir photographe.
    Ce portrait de femme hors du commun, adulée mais également écrasée par Man Ray, est envoutant!
    Laetitia.